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" Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va " Sénèque

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Hausse de TVA, 35 heures, logement: le Président-candidat serait-il devenu amnésique?
 
« Une hausse généralisée de la TVA, je ne l'accepterai pas. Et d'ailleurs, Monsieur Fillon ne la proposera pas parce que j'en ai parlé avec lui. » Cette phrase n'aurait de sens si elle n'avait pas été prononcée par Monsieur Sarkozy il y a trois mois à peine dans un énième « show » télévisé. Ce 27 octobre 2011, le Président sortant estimait que cela « pèserait sur la consommation », ajoutant « le Gouvernement travaille, il y a aussi […] la convergence avec nos amis allemands. » Après avoir en effet aligné la TVA réduite sur celle de l'Allemagne fin 2011 – passage de 5,5% à 7% –, la majorité de droite s'apprête à voter une hausse de la TVA de 1,6 point. Sauf que désormais l'argument de la convergence ne tient plus: 21,2% en France contre 19% outre-Rhin. Celui qui n'avait « pas été élu pour augmenter les impôts » va donc une nouvelle fois assommer les Français et leur pouvoir d'achat avec cette hausse de TVA de 13 milliards d'euros.
 
Alors qu'il assurait en 2007 que « plus aucun Français ne dormirai dans la rue » d'ici la fin du quinquennat, le Président-candidat s'est enfin décidé à se pencher sur la question du logement à quelques semaines de la fin de son mandat. Malheureusement, les réponses apportées ne sont pas à la hauteur. Concernant les salariés de Lejaby, si Monsieur Sarkozy traite le dossier comme il l'a fait pour les salariés de Gandrange il y a quatre ans, le pire est à craindre pour ces 93 emplois. Ces salariés attendent des actes, non des promesses. Comment croire encore à la création d'une banque de l'industrie, filiale d'Oséo qui finance aujourd'hui l'innovation et la croissance des PME, quand cette dernière a vu ses budgets diminuer ces dernières années? Enfin, vouloir mettre fin aux 35 heures dans un pays qui a vu son chômage exploser en cinq ans est une erreur économique. Pourquoi avoir attendu dix ans, et les dernières semaines de mandat, pour supprimer cette avancée sociale sans cesse remise en cause par la droite?
 
Sandrine HUREL déplore les effets d'annonce d'un Président en campagne sur le compte des Français, ainsi que ce flot de mesurettes de dernière minute qui ne viendront pas masquer le triste bilan de Monsieur Sarkozy: un million de chômeurs supplémentaires, 600 milliards de dette, 75 milliards d'euros de déficit commercial, 350 000 destructions d'emplois industriels. Ce mandat a commencé par des aides aux plus privilégiés avec le bouclier fiscal, il se termine en faisant payer les classes populaires et moyennes avec la hausse annoncée de la TVA. Il s'agit d'une injustice que les socialistes et leur candidat à la Présidentielle, François HOLLANDE, répareront les 22 avril et 6 mai 2012, puis lors des élections Législatives des 10 et 17 juin.
 

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Le 31/01/2012

Hausse de TVA, 35 heures, logement: le Président-candidat serait-il devenu amnésique?

 « Une hausse généralisée de la TVA, je ne l'accepterai pas. Et d'ailleurs, Monsieur Fillon ne la proposera pas parce que j'en ai parlé avec lui. » Cette phrase n'aurait de sens si elle n'avait pas été prononcée par Monsieur Sarkozy il y a trois mois à peine dans un énième « show » télévisé. Ce 27 octobre 2011, le Président sortant estimait que cela « pèserait sur la consommation », ajoutant « le Gouvernement travaille, il y a aussi […] la convergence avec nos amis allemands. » Après avoir en effet aligné la TVA réduite sur celle de l'Allemagne fin 2011 – passage de 5,5% à 7% –, la majorité de droite s'apprête à voter une hausse de la TVA de 1,6 point. Sauf que désormais l'argument de la convergence ne tient plus: 21,2% en France contre 19% outre-Rhin. Celui qui n'avait « pas été élu pour augmenter les impôts » va donc une nouvelle fois assommer les Français et leur pouvoir d'achat avec cette hausse de TVA de 13 milliards d'euros.

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Le 27/01/2012

Petroplus, les crédits jusqu'à la lie

Le groupe de raffinage suisse Petroplus – qui possède cinq raffineries en Europe et produit environ 667 000 barils par jour – a annoncé mardi 24 janvier qu'il se préparait à la mise en faillite de la société et de ses filiales à l'étranger, notamment en raison de l'échec des négociations avec ses créanciers. Quelques jours plus tôt, les salariés de Petit Couronne, à l'arrêt depuis le début janvier, ont vu sans surprise le couperet tomber avec la mise en vente de leur raffinerie.

Le groupe justifie ses intentions par « les lourdes pertes d'exploitation subies par ce site depuis 2009 ». L'exploitant de raffineries zougois a accusé une perte nette de 146,6 millions de dollars au 3ème trimestre 2011. Au 30 septembre 2011, la perte nette totale s'inscrivait à hauteur de 413,3 millions de dollars, contre 250,3 millions durant la même période en 2010. La France compte près de 3 millions de chômeurs, cette nouvelle est donc évidemment mal venue dans la commune de Petit Couronne où la raffinerie emploie 550 personnes.  Le Gouvernement, dans ce contexte, s'est engagé à trouver un repreneur comme il l'avait fait pour l'usine M-Real d'Alizay, sans grand succès...

Les signaux sont globalement au rouge pour le raffinage français, fragilisé par l'annonce de plusieurs fermetures de site. Après celle du site de Dunkerque, Total menace ses salariés d'une nouvelle réorganisation. De plus, la société française annonce une nouvelle diminution de sa marge de raffinage : au 3ème trimestre 2011, la marge de raffinage européenne ERMI s'est établie à 13,4 dollars, en retrait de 18% par rapport à celle du 2ème trimestre. En revanche, Total affiche un résultat net de 2,8 milliards d'euros pour le 3ème trimestre, en hausse de 13% par rapport à l'an dernier, tout en mettant en avant une « légère détérioration » de son environnement. Le raffinage européen disparaît peu à peu, sans même que l'Europe réagisse, laissant place à un glissement géographique du raffinage au profit de zones où l'absence de contraintes sociales et environnementales fait peser une réelle menace pour l'emploi et l'environnement.

Sandrine HUREL appelle l'État à jouer le rôle qui devrait être le sien. La France ne saurait accepter le démantèlement progressif de son industrie. Le Gouvernement se doit de trouver un repreneur industriel à la raffinerie et de presser le groupe Petroplus à assurer les dépenses courantes, comme les salaires. Sur fond de conversion énergétique, les salariés du site disposent d'un savoir-faire d'excellence à même de rendre le site attractif dans une logique de long terme.

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Le 17/01/2012

Perte du triple A : une politique sanctionnée, les Français pénalisés

Vendredi dernier, l’agence de notation Standard & Poor’s a décidé d’abaisser la note de la France, note qui apprécie le risque de solvabilité financière des Etats. Cette décision, qui était attendue depuis plusieurs semaines, vient sanctionner la politique menée dans le pays depuis 2007 par Monsieur Sarkozy.

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Sandrine Hurel ©2011 • Réalisation : ediPOP