Bloc notes
Méthode Coué
Le 17/07/2006
Le président de la République use et abuse de la méthode Coué pour mieux occulter le triste bilan de son inaction. Chirac c’est la présidence du temps perdu !
A moins d’un an de l’échéance présidentielle, l’économie française souffre d’une absence de pilotage. La croissance et les créations d’emplois n’ont jamais été aussi faibles. L’investissement est en panne. La France ne profite pas de la croissance mondiale, sous investit dans les dépenses d’avenir et multiplie les déficits stériles.
Toutes ces dernières années le partage entre salaires et profits s’est déformé au détriment du monde du travail. Le pouvoir d’achat des Français est aujourd’hui en berne. Le nombre de RMIstes n’a jamais été aussi élevé. Et seules les radiations des fichiers de l’ANPE et la baisse de la population active, conséquence du départ en retraite des baby-boomers, expliquent les derniers chiffres du chômage. En revanche, les dividendes versés par les grandes entreprises ont explosé. Sous Chirac les cadeaux fiscaux n’ont pas manqué pour les plus aisés. Sarkozy en promet davantage encore.
L’exercice d’autosatisfaction auquel s’est livré le président de la République le 14 juillet est infondé et déplacé. L’homme des éternelles promesses à la fin de règne difficile est plus que jamais déconnecté de la réalité. C’est l’homme du passif, des scandales et des dérives de l’Etat UMP.
Les Français en ont assez. La France a besoin d’un vrai changement. Seule la gauche peut le lui apporter. A condition qu’elle se rassemble. Pour lutter contre la précarité mondialisée une autre politique alliant efficacité et solidarité est possible. Elle suppose d’agir en priorité sur le pouvoir d’achat des salariés modestes et moyens, le logement, les équipements public. Elle exige d’adopter une politique industrielle offensive avec une stratégie commerciale européenne, mais aussi de financer une politique de recherche ambitieuse et surtout d’investir massivement dans l’éducation et dans la formation tout au long de la vie.
2007 peut et doit ouvrir la voie à une République nouvelle pour davantage de progrès et de protection. Il n’y a aucune fatalité au déclin.
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