Communiqués de presse
Renault ne joue pas le jeu !
Le 08/01/2010
Les constructeurs automobiles ont été aidés par l’Etat à hauteur de 3 milliards d’euros de prêts et 400 millions d’euros de prime à la casse sans contreparties.
L’annonce de la possible délocalisation de la fabrication de la nouvelle Clio en Turquie est un nouvel exemple de l’inefficacité de la politique Sarkozy-Fillon. Le maintien de la production en France avait pourtant été présenté par le chef de l'État comme une condition imposée aux constructeurs en échange de la manne publique.
Il y a encore une fois un gouffre entre les mots et les actes.
Le gouvernement refuse systématiquement d’agir et d’utiliser les leviers dont il dispose pour peser sur les constructeurs automobiles.
L’Etat, qui détient 15% de Renault, ne peut se contenter de se comporter comme un observateur impuissant. Le gouvernement doit agir et peser sur les choix du groupe dont il est l'actionnaire.
Alors qu’ont été lancés des "états généraux de l’industrie" pour inventer une nouvelle politique industrielle, il est temps que le gouvernement change de stratégie. Qu’il pilote effectivement l’industrie française, comme le font la plupart de nos partenaires, tels l'Allemagne et les Etats-Unis !
Pour Sandrine Hurel : « Si Renault maintient sa décision de délocaliser la CLIO, il nous faut être vigilant sur les engagements pris le groupe Renault pour l’avenir d’Alpine à Dieppe. Quel avenir pour les salariés de nos entreprises automobiles si l’Etat n’impose pas des actes concrets en contrepartie des milliards d’euros consentis aux constructeurs ? »
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